Brevo : les problèmes SPF et DKIM qui détruisent la délivrabilité email

Les problèmes SPF et DKIM figurent parmi les causes les plus fréquentes de baisse de délivrabilité pour les campagnes envoyées via Brevo. En 2026, avec le durcissement des filtres anti-spam des grands fournisseurs comme Gmail et Outlook, une configuration imparfaite suffit à envoyer une partie des emails en spam, voire à bloquer totalement l’envoi. Dans un contexte où la réputation de domaine devient un actif critique, ces deux mécanismes d’authentification ne sont plus optionnels mais structurants pour toute stratégie email sérieuse.

SPF (Sender Policy Framework) permet aux serveurs de réception de vérifier que les emails envoyés depuis un domaine proviennent bien de serveurs autorisés. DKIM (DomainKeys Identified Mail), lui, ajoute une signature cryptographique qui garantit que le message n’a pas été modifié entre l’envoi et la réception. Brevo s’appuie fortement sur ces deux couches pour assurer la légitimité des envois. Lorsque ces paramètres sont absents, incomplets ou mal alignés, les conséquences sont immédiates sur la réputation d’expéditeur.

SPF et DKIM mal configurés dans Brevo

Dans de nombreux cas, les erreurs proviennent d’une configuration partielle du domaine. Un SPF trop restrictif, un enregistrement DKIM absent ou une incohérence entre le domaine d’envoi et le domaine signé suffisent à créer des signaux négatifs pour les fournisseurs de messagerie. Brevo recommande une configuration DNS précise, mais dans la pratique, beaucoup d’entreprises se contentent d’un paramétrage initial sans vérification régulière.

Les problèmes les plus fréquents incluent des doublons SPF (plusieurs enregistrements TXT au lieu d’un seul), des mécanismes “include” mal déclarés, ou encore des modifications DNS faites par plusieurs prestataires sans coordination. Côté DKIM, les erreurs de copie de clé publique, les sélecteurs mal nommés ou les rotations non appliquées provoquent des échecs de signature. Ces anomalies entraînent un rejet silencieux ou un classement en spam.

Les plateformes de messagerie analysent également la cohérence entre SPF et DKIM. Lorsque les deux ne sont pas alignés avec le domaine visible de l’expéditeur, un troisième mécanisme, DMARC, peut déclencher une politique de rejet ou de mise en quarantaine. C’est souvent à ce niveau que les campagnes Brevo commencent à perdre en performance sans cause apparente côté contenu.

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Effets directs sur la délivrabilité et la réputation

Une mauvaise configuration SPF ou DKIM n’a pas seulement un impact technique, elle agit directement sur la réputation du domaine. Les fournisseurs comme Gmail attribuent un score implicite à chaque expéditeur. Ce score dépend de la cohérence des authentifications, du taux de rebond, des plaintes utilisateurs et de l’engagement des destinataires.

Lorsque SPF échoue, les emails peuvent être marqués comme “suspects” dès l’arrivée. Lorsque DKIM est absent ou invalide, le contenu du message devient non vérifiable, ce qui augmente le risque de filtrage automatique. Dans certains cas, même des emails parfaitement rédigés et envoyés à des listes qualifiées se retrouvent en onglet promotions ou spam, réduisant fortement le taux d’ouverture.

Les conséquences les plus visibles sont souvent progressives : baisse du taux d’ouverture, chute du taux de clic, augmentation des rebonds soft, puis détérioration globale de la réputation du domaine. Une fois ce cycle enclenché, même une correction technique ne suffit pas immédiatement à restaurer la performance, car les fournisseurs appliquent des mécanismes d’apprentissage sur la durée.

Configuration correcte dans Brevo et points de contrôle

Pour éviter ces situations, Brevo recommande une configuration DNS stricte et vérifiée. Le domaine utilisé pour envoyer les emails doit être authentifié via SPF et DKIM, avec une cohérence parfaite entre les enregistrements DNS et les paramètres de l’interface Brevo. Le SPF doit inclure explicitement les serveurs autorisés par la plateforme, sans duplication d’enregistrements.

Le DKIM, lui, doit être généré depuis Brevo puis intégré dans le DNS du domaine via un enregistrement TXT ou CNAME selon la configuration choisie. Une vérification automatique permet de confirmer la validité de la signature. Cependant, cette étape est souvent négligée après la mise en place initiale, alors que des modifications côté DNS peuvent casser l’authentification sans alerte visible.

Le paramétrage DMARC vient compléter ce dispositif en définissant la politique à appliquer en cas d’échec SPF ou DKIM. Une politique trop stricte sans historique de délivrabilité peut aggraver les problèmes, tandis qu’une politique trop permissive laisse passer des abus potentiels. L’équilibre dépend du niveau de maturité du domaine et du volume d’envoi.

Bonnes pratiques pour sécuriser la délivrabilité dans Brevo

La stabilité de la délivrabilité repose sur une surveillance régulière des authentifications et des indicateurs de performance. Une vérification mensuelle des enregistrements DNS permet de détecter rapidement toute modification non intentionnelle. L’utilisation d’un sous-domaine dédié aux envois marketing réduit également les risques de contamination avec les emails transactionnels ou personnels.

La segmentation des envois joue aussi un rôle indirect. Des volumes trop élevés envoyés depuis un domaine récemment configuré peuvent fragiliser la réputation initiale. Une montée progressive des campagnes permet aux fournisseurs de messagerie d’établir un historique de confiance.

Enfin, l’analyse des rapports de délivrabilité fournis par Brevo permet d’identifier les signaux faibles : augmentation des “soft bounces”, baisse des ouvertures sur certains fournisseurs, ou variations soudaines de placement en boîte principale. Ces indicateurs permettent d’anticiper un problème SPF ou DKIM avant qu’il n’impacte durablement les performances.

Dans un environnement où les filtres anti-spam deviennent de plus en plus stricts, SPF et DKIM ne sont plus de simples paramètres techniques, mais des fondations de la performance email. Une configuration rigoureuse dans Brevo conditionne directement la capacité d’une entreprise à atteindre ses prospects et à maintenir une communication fiable avec sa base de contacts.

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